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Pièces les plus emblématiques du musée

Ondioline, Georges Jenny, France, vers 1950

Numéro d'inventaire : E.993.1.1


Ondioline, Georges Jenny, France, vers 1950, E.993.1.1
© Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

L’ondioline, crée par Georges Jenny en 1942, appartient à la deuxième génération des instruments électroniques. Jenny conçoit un instrument « évolué,  qui met à la disposition du compositeur et de l’exécutant des moyens d’expressions riches et subtils». De plus, avec un seul doigté et une seule technique de jeu, l’instrumentiste peut jouer, du violon, du saxophone ou des Bongos. Avec cette invention, il obtient la médaille d’or du concours Lépine et se lance dans la construction artisanale de cet instrument.  

Ce modèle construit vers 1950 comprend un clavier de 37 touches (trois octaves plus un demi ton et demi sol-sol. Il est expressif au toucher ce qui permet de varier les attaques et de nuancer les tenues de notes. La genouillère, à gauche du clavier, sert à l’expression générale (piano, piano-forte, forte…). Le vibrato manuel est obtenu par oscillation du clavier.  

Ce clavier est contenu dans un coffret qui repose sur un socle renfermant l’amplificateur et le haut-parleur. L’ensemble se présente sous la forme d’un meuble élégant en bois.

Au-dessous du clavier deux boutons correspondent à la commande de transposition (clé d’octaves) et à l’accord de ces registres.

En haut du socle apparaissent les 18 clés de changement de timbre marquées A, B, C, D, E, F etc.(jeu de flûte, jeu d’orgue de cinéma, de violon ou violoncelle …).  

L’ondioline n’est pas un instrument à son fixe, comme le piano ou l’orgue. Par son clavier mobile latéralement, elle permet de faire varier la hauteur de son d’une note donnée d’un ou 2 commas plus haut ou plus bas et de faire entendre la différence entre do dièse et ré bémol. Elle permet de prendre la note par en dessous ou par en dessus à la manière du violoniste ou du saxophoniste. Par sa clé d’octave, elle couvre les 6 octaves de l’échelle musicale.  

Ces qualités d’expression ont séduit de nombreux compositeurs qui ont écrit des œuvres spécialement conçues pour l’ondioline : Arthur Honegger (1921-1955), Marcel Landowski (1915-1999), Darius Milhaud  (1892-1974), Joseph Kosma (1946-1905). Darius Cittanova compose un concerto taj mahal spécialement pour ondioline et orchestre symphonique.