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numéro d'inventaire :
E. 986.1.2
Facteur :
Hans Ruckers (vers. 1550-1598)
Lieu :
Anvers, Belgique
Date :
1583

Fabriquée par le célèbre facteur flamand Hans Ruckers en 1583, cette virginale est l’un des plus anciens instruments conservés de ce facteur, et le seul qui soit accordé à la quinte : il sonne une quinte au-dessus du diapason de référence de l’instrument (tessiture de base : do1/mi1 - la4 sans le sol#4, notes réelles : sol1/mi5 sans le #5).

Le terme « virginale » (employé au féminin comme au masculin) est utilisé en Flandres et en Angleterre pour désigner un instrument plus petit que le clavecin et dont les cordes sont montées perpendiculairement ou en oblique par rapport au clavier.

Comme pour l'épinette, la forme de sa caisse de résonance, le plus souvent rectangulaire, peut également être trapézoïdale ou en aile d'oiseau.

L'origine du mot est confuse : les jeunes filles qui en jouaient au XVIe siècle lui auraient valu ce nom. Toutefois, le latin virga (verge, petite branche mince) et son dérivé virgeus constituent une hypothèse plus convaincante, dans la mesure où ces deux mots font allusion au plectre qui plie avant d'attaquer la corde.

Les grandes virginales flamandes, avec le clavier à droite et dont les cordes sont pincées en leur milieu, sont appelées muselar.

L’instrument du Musée de la musique

Décors peints

La caisse de forme rectangulaire (comme toutes les virginales) ainsi que le portillon sont recouverts de splendides décors peints représentant des rinceaux de feuillages agrémentés d’animaux et d’insectes tandis que le devant est orné d'arabesques. La barre d’adresse est décorée de médaillons, probablement postérieurs, représentant Catherine de Médicis et Diane de Poitiers.

Une scène de chasse en pays flamand est peinte à l’intérieur du couvercle. Comme toutes les roses des claviers Ruckers, la rose en laiton doré représente un ange jouant de la harpe qu’encadrent les initiales du facteur : HR.