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numéro d'inventaire :
E. 995.6.201
Auteur :
John Singer Sargent (1856-1925)
Lieu :
Paris
Date :
Vers 1889
Inscription :
« à Gabriel Fauré souvenir affectueux John S. Sargent »
Technique :
Huile sur toile
Dimensions :
66,5 x 61,5 cm (avec cadre)

John Singer Sargent

Né à Florence de parents expatriés, John Sargent passe son enfance à voyager à travers l’Europe. Son père et sa mère, originaires de la Nouvelle Angleterre, lui donnent eux-mêmes un enseignement très complet et John apprend de nombreuses langues, le dessin, la géographie, l’arithmétique et le piano.
En mai 1874, John Sargent entre à Paris dans l’atelier de Carolus-Duran, portraitiste reconnu qui incite ses élèves à peindre sans ébauche préalable, et à étudier les maîtres de l’histoire de la peinture ayant fait preuve d’une grande liberté, tels Rembrandt, Hals ou Vélasquez. La plupart des premières œuvres de Sargent reflètent l’influence de cet enseignement.

Précédé par sa réputation de portraitiste, et de quelque scandale (Portrait de Madame X, 1884), Sargent s’installe à Londres en 1886, où sa renommée prendra une ampleur nouvelle. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie en 1925.

Peintre et musicien

Sargent, qui a toujours gardé un goût prononcé pour la musique et des qualités indéniables d’instrumentiste, rencontre Fauré autour de 1880, dans le cercle de la future Princesse de Polignac. Admirateur de sa musique, il la joue et aide parfois le compositeur à organiser des concerts, ne manquant pas, lorsque Fauré est dans le besoin, de lui apporter son aide en favorisant l’acquisition de plusieurs œuvres du compositeur par l’université de Harvard. La dédicace que porte le tableau : « à Gabriel Fauré souvenir affectueux John S. Sargent » témoigne de ces liens privilégiés.

Le portrait de Fauré

Bien que Fauré ait à plusieurs reprises été hébergé par Sargent à Londres, il se peut que le portrait conservé par le Musée de la musique ait été réalisé lors de la venue du peintre à Paris en 1889 pour l’exposition universelle. Plusieurs autres portraits dessinés par Sargent donnent à voir un Fauré plus âgé. Un dessin de 1896, conservé au Fogg art Museum, montre le compositeur dans une pose identique à celle de notre tableau. Deux autres portraits ont été réalisés en 1898 lorsque le compositeur vient diriger Pélléas et Mélisande à Londres.