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numéro d'inventaire :
E.995.13.1
Facteur :
Anonyme
Lieu de fabrication :
République Centrafricaine, population Ngbaka-ma'bo
Date de fabrication :
Début XXE Siècle

Grande harpe arquée à dix cordes des populations ngbaka-ma’bo. Une sculpture anthropomorphe orne le sommet de la caisse de résonance qui présente un piètement à son autre extrémité. Les Ngbaka-ma’bo entretiennent une relation très forte à la nature et nombre de pièces de leur répertoire sont dédiées aux génies de la forêt.

Le musicien assis sur le sol ou sur une chaise tient cette harpe verticalement entre ses jambes. Il interprète le plus souvent un répertoire intimiste, composé de mythes chantés, de contes ou de complaintes associées au culte des ancêtres. Il chante en s’accompagnant de la harpe et son auditoire lui répond dans un chœur alterné.

Antoine Nzoniagouli, population ngbaka-ma'bo, chante la tristesse et la solitude qu'il ressent depuis la mort de sa mère, en s'accompagnant d'une harpe ngombi n'appartenant pas à la collection du Musée de la musique. Enregistré en avril 1962 par Charles Duvelle.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Cette harpe ngombi a été rapportée en juillet 1933 par un colonial, chef de poste entre avril 1931 et juillet 1933 au village de M’baiki, sur la rivière Lobaye.

Description

La longue caisse de bois est recouverte d’une peau (d’antilope ou de céphalophe), percée d’une seule ouïe, et cousue sur le dos avec un large entrelacement.

Le manche arqué, emboîté dans la caisse, est maintenu au cou par une tresse en fibre végétale (rafia). Il supporte neuf cordes dont certaines sont en rafia et d’autres en racine aérienne de vanille.

Décor

La double tête noircie est formée de deux visages identiques. Les yeux sont effilés et les sourcils situés au sommet du front.