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numéro d'inventaire :
E. 976.5.1
Facteur :
Anonyme
Lieu de fabrication :
Autriche
Date de fabrication :
Fin du XVIIIe siècle

Instrument à cordes frappées, le clavicorde est, avec l’orgue, l’instrument à clavier le plus ancien. Il disparait au profit du piano dès le début du XIXe siècle.

Les premières mentions du clavicorde apparaissent dès le XVe siècle. Au XVIIIe siècle, il est pratiqué dans les pays germaniques, en Scandinavie, en Espagne et au Portugal, mais c’est essentiellement en Allemagne que se développe un répertoire spécifique à l’instrument. La qualification du clavicorde « lié » vient de ce que plusieurs tangentes peuvent mettre en jeu un seul chœur de deux cordes.

La facture de clavicorde s’est particulièrement développée en Allemagne avec les facteurs des familles Hass à Hambourg et Silbermann en Saxe. Carl Philipp Emanuel, comme son père Jean-Sébastien Bach, apprécie l’instrument et lui dédie de nombreuses partitions (notamment Adieu à mon clavier Silbermann, 1781) et écrit un Essai sur la véritable manière de toucher le clavier (1753).

Considéré par le pédagogue allemand Walther comme « la première grammaire de tous les joueurs », le clavicorde est un instrument particulièrement adapté à l’étude du clavier par les jeunes élèves. Sa mécanique est simple et son accord relativement facile, puisque le nombre de cordes est réduit. De plus, bien qu’il existe de grands clavicordes, la plupart sont de taille raisonnable et donc facilement transportables. Ses vertus pédagogiques ne doivent cependant pas éclipser des qualités propres au clavicorde, qui présente une palette d’expressions impossibles à réaliser au clavecin.

Le Poco allegro de la Sonate en la mineur, FK nv 8 de Wilhem Friedemann Bach (1710-1784) est interprété par Jocelyne Cuiller.