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numéro d'inventaire :
E. 2203
Facteur :
Anonyme
Lieu de fabrication :
Italie ?
Date de fabrication :
Fin du XVIe siècle

Si Bach a été le dernier grand compositeur à écrire des parties orchestrales pour cornet, cet instrument n’en a pas moins été, dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles, le plus important des instruments virtuoses.

Les premières formes de cornets sont celles de la corne animale, et les cornets percés de trous n’apparaissent que vers l’an 1000. Il est possible que le nom du cornet à bouquin remonte à l’ancien français « bouquin » (bouc), à moins qu’il ne vienne de l’italien bocca (bouche) en référence à son embouchure ajoutée, comme sur les trompettes.

Le cornet à bouquin peut être droit ou courbe. Plus apprécié que le cornet « muet » (cornet droit dont l’embouchure est directement taillée dans la masse du cornet), il fut beaucoup pratiqué tout au long du XVIe siècle. Il pouvait être de plusieurs tailles, en bois ou en ivoire, de section hexagonale ou octogonale.

Le motet Diffusa est gratia, composé par Giovanni Maria Nanino pour 4 voix mixtes, est ici interprété au cornet à bouquin et à l’orgue positif par Serge Delmas, sur le fac-similé et Florence Blattier.

L’instrument du Musée de la musique

Description

L’instrument original est fait de deux moitiés de bois fruitier creusées à la gouge, collées ensemble et recouvertes de cuir noir. Le conduit est percé de sept trous. La perce est conique et l’embouchure ressemble à une embouchure de trompette. L’étendue est d’environ deux octaves et une tierce, le la est à 466 hz.

État de jeu

D’une qualité d’émission et de justesse rare, cet instrument est jouable mais très fragile. Le choix a donc été fait de réaliser un facsimilé, confié à Serge Delmas.