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numéro d'inventaire :
E.546
Facteur :
Christoph Koch (Actif dans la première moitié du XVIIIe siècle)
Lieu de fabrication :
Venise, Italie
Date de fabrication :
1654

Proche parent du luth, l’archiluth, possède un manche allongé retenant une série de longues cordes jouées “à vide” et destinées à renforcer le registre grave.

À l’époque baroque, les sons clairs et cuivrés de l’archiluth étaient particulièrement prisés pour l’accompagnement.

Au cours de l’histoire du luth, on n’a cessé d’augmenter son étendue vers le grave en ajoutant de nouveaux rangs de cordes. Ainsi, pour les archiluths et théorbes, une moyenne de quatorze rangs de cordes semble avoir été courante dès le milieu du XVIIe siècle.

Pascale Boquet interprète Tastegiata, extrait de Il liuto di Bernardo Gianoncelli (Venise, 1650) sur l'archiluth de Christoph Koch.


Christian Rivet interprète une Gaillarde du luthiste anglais John Dowland (1563-1626).

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Cet archiluth appartient à la prestigieuse école vénitienne. En 1869, lors d’un séjour dans la Cité des Doges, le collectionneur Julien Fau l’acquiert auprès du Comte Pietro Correr et, en 1873, l’Etat l’achète à Julien Fau pour le musée instrumental du Conservatoire.

Description

La caisse a 15 côtes de bois de violette, arbrisseau brésilien, séparées par de larges filets d’ivoire. La table originale, en bois résineux, comporte deux lés et son épaisseur moyenne est d’environ 1,5 cm. Le chevalet est en hêtre avec un dessus en marqueterie. Le manche est en tilleul, comme le double chevillier plaqué sur ses quatre faces de bois de violette. La touche est en ébène. Les éléments du barrage (décollés de la table depuis la restauration de l’instrument en 1974) sont conservés.

Décor

Sur le dos du manche, une marqueterie réalisée en bois de violette sur fond d'ivoire. L’inverse de ce décor (ivoire sur fond de violette), se retrouve sur l’alter-ego de cet instrument au Musikinstrumenten-museum de Berlin. La touche est décorée de trois cartouches d’ivoire de forme ellipsoïde, gravée de scènes pastorales. Sur la face du chevillier sont incrustés onze médaillons d’ivoire comportant des décors gravés (scènes pastorales, paysages).

État de jeu

Très dégradé, il a été complètement restauré en 1994 et la réalisation d’un fac-similé de table d’harmonie a permis de présenter séparément l’instrument et la table d’origine au public.