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numéro d'inventaire :
E. 997.7.2
Facteur :
Ja’Far-e San'at
Lieu de fabrication :
Téhéran, Iran
Date de fabrication :
Vers 1950

Le târ a intégré la musique savante classique iranienne au XIXe siècle. Utilisé en soliste ou en accompagnement du chant, il était à cette époque l’instrument privilégié de grands musiciens. Ayant aujourd’hui franchi les barrières de la stricte tradition, il est joué dans des répertoires plus modernes de divertissement urbain.

On trouve aujourd’hui deux types de luth târ, correspondant à une évolution de l’instrument par-delà ses frontières d’origine : le târ persan et le târ caucasien, essentiellement différenciés par leurs dimensions et leurs nombres de frettes.

Dans les deux cas, la caisse, profonde et bombée, est taillée dans un bloc de bois de mûrier. Elle est parfois constituée de deux parties symétriques assemblées et collées. Dans les deux cas, son ouverture évoque la forme d’un huit.

Jean During au târ improvise sur la musique traditionnelle persane Avaz Isfahan

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Ce târ est l’œuvre de Ja’far-e San’at, luthier réputé de Téhéran, dont le sceau se trouve à la base du manche sur la partie latérale gauche. Ja’far était le disciple de Yahyâ, le plus célèbre des fabricants de târ, qui donna à l’instrument sa forme définitive.

Description

Composée de deux blocs de bois de mûrier évidés parfaitement symétriques, la caisse caractéristique de ce târ a la forme de deux cœurs de différentes tailles qui se rejoignent par la pointe. La table d’harmonie est constituée d’une fine peau de fœtus d’agneau collée sur les rebords de la caisse sur laquelle est posé un chevalet en corne.

Le târ possède six cordes doubles en acier et en bronze, que le musicien pince avec un plectre en laiton serti dans une boulette de cire. Le cordier est en corne, le manche en noyer, et la touche est recouverte sur toute sa longueur, de part et d’autre de la partie centrale, de deux bandes de plaquage d’os. Autour du manche sont réparties vingt-trois ligatures de nylon ou de boyaux qui font office de frettes.

État de jeu

Cet instrument possède un timbre clair et puissant. Il est en parfait état de jeu.