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numéro d'inventaire :
E. 2200
Facteur :
Anonyme
Lieu de fabrication :
Allemagne ou Autriche
Date de fabrication :
Vers 1790

Comme la clarinette, le cor de basset d’amour est doté d’une anche simple et d’une perce cylindrique. Il possède une sonorité plus légère, un timbre moins chaleureux que celui de la grande clarinette, mais son registre grave, sombre, possède une beauté particulière que Mozart mit en valeur dans un certain nombre de pièces. Après de longues années d’abandon, Dvorak puis Richard Strauss s’y intéressèrent.

Inventé dans le Sud de l’Allemagne dans les années 1760, le cor de basset eut d’abord la silhouette en demi-cercle du cromorne (instrument à anche double recourbé dans sa partie inférieure en forme de crochet) puis affecta une forme anglée. Cette caractéristique n’a pas survécu, et le cor de basset est aujourd’hui construit droit, avec un pavillon proche de celui du saxophone.

Le 2ème mouvement du Duo concertant pour harpe et cor de basset, opus 7 de Johann Georg Heinrich Backofen, est joué par Gilles Thomé sur le fac-similé du cor de basset et par Sandrine Chatron à la harpe.

L’instrument du Musée de la musique

Description

Fabriqué en bois d’érable avec des viroles en corne, ce cor de basset comporte dix clés de cuivre. Il se termine par un coude conduisant à une extrémité pourvue d’un élément sphérique qui joue le rôle de résonateur. C’est à cette forme que renvoie le qualificatif « d’amour » – fruit de probables déformations linguistiques qui éloignent définitivement sa signification de l’amour courtois !

L’étendue de cet instrument est de quatre octaves et son diapason la = 430 hz. Comme la clarinette, il pouvait être réalisé en différentes tonalités (la, sol, mi, mi b ou ).

État de jeu

Un fac-simile de ce cor de basset d’amour, réalisé par Gilles Thomé en 2004, peut être joué en concert.