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numéro d'inventaire :
E.995.26.1
Facteur :
René Lacote (1806-1883). Interventions probables de Napoléon Coste
Lieu de fabrication :
Paris, France
Date de fabrication :
1850

Cette guitare à sept cordes est vraisemblablement le fruit des indications données par le grand guitariste virtuose Napoléon Coste au luthier René Lacote.

Né en 1806 et mort à Paris en 1883, Napoléon Coste est l’un des plus grands virtuoses de la guitare ; il est en outre un compositeur au talent reconnu. S’il se présente comme l’inventeur de la guitare à sept cordes, il a également adjoint à ses guitares d’autres innovations : un système de chevalet et cordier fixé sur le bord inférieur de la caisse de l’instrument et une petite tablette en érable pour poser le petit doigt de la main droite.

Napoléon Coste a laissé des indications concernant les guitares à sept cordes sur lesquelles il jouait : la septième corde était « en dehors du manche », c’est-à-dire qu’elle ne se trouvait pas au-dessus des frettes, mais était placée à vide. Selon la tonalité du morceau, elle pouvait être accordée en , en do ou en mi bémol.

Extrait des 36 pièces originales pour guitare composées par Hector Berlioz, cette Valse est jouée par Jean-Marc Zvellenreuther sur la guitare Lacote.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Sur cette guitare, l’emplacement d’ordinaire réservé à l’étiquette du luthier est occupé par un petit texte manuscrit retraçant le parcours de l’instrument : « Guitare favorite de Monsieur Napoléon Coste. Le chevalet a été inventé et posé par ce remarquable compositeur-professeur. Après la mort de celui-ci, cet instrument a été cédé à M. Peletin par un des amis de M. Coste en 1883 ».

Description

Cet instrument se distingue nettement de modèles beaucoup plus galbés qu’utilisait majoritairement Lacote – une constante de la facture française au XIXe siècle. Comme les guitares de Coste comportent un certain nombre de caractéristiques spécifiques à ce virtuose (cheviller, cordier, repose-doigt, touche à 24 cases), on est en droit de penser qu’il aurait aussi pu suggérer à Lacoste une forme particulière pour la réalisation de ses propres instruments, en s’inspirant par exemple de guitares espagnoles