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numéro d'inventaire :
E.995.25.1
Facteur :
Pierre Hel (1884-1937)
Lieu de fabrication :
Lille, France
Date de fabrication :
1924

Stéphane Grappelli avait pour instrument de prédilection ce violon de Pierre Hel, qu’il reçut à ses débuts, des mains du premier et génial violoniste de jazz Michel Warlop, en signe d’admiration et de reconnaissance de son talent naissant.

Pierre Hel est l’un des principaux luthiers français de la première moitié du XXe siècle. Après avoir fait son apprentissage à Mirecourt, il se perfectionne chez son père, Joseph Hel (1842-1902), luthier à Lille. À la mort de celui-ci, il reprend l’atelier, dont il réussit à maintenir la notoriété et une réputation particulièrement bien établie à l’étranger. Luthier du Conservatoire de La Haye, Pierre Hel remporte nombre de distinctions d’expositions internationales.

En 1924, Georges Enesco effectue une tournée aux États-Unis et à Paris, au cours de laquelle il joue un violon de Pierre Hel. Ce choix d’instrument assure aux yeux de la presse et du public la qualité du travail de Pierre Hel, dont les violons étaient également joués par Eugène Isaïe ou Jacques Thibaud.

La facture du luthier lillois est classique. Ses instruments ont toujours une finition très soignée, ainsi qu’en témoigne la qualité d’exécution et le vernis de ce violon.

Le tango Milonga del angel composé par Astor Piazzolla (1921-1992) est interprété par Anne Lecorre sur le violon de Hel, Cesar Stroscio au bandonéon et Noberto Pedreira sur la guitare à six cordes de Francisco Simplicio appartenant aux collections du musée.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Offert à Stéphane Grappelli par Michel Warlop, cet instrument a été donné au Musée de la musique par Stéphane Grappelli en 1995.

Description

Il s’agit d’un modèle inspiré de Guarneri. Le vernis est jaune orangé sur fond de bois jaune ; les usures de jeu l’ont fait disparaître au pied de manche et sous le menton. Le fond est constitué de deux pièces d’érable. Les éclisses, également en érable ont de remarquables ondes, larges et somptueuses. La table est faite d’épicéa, les bords en sont usés et retouchés. Des fractures d’âme et de barre ont été restaurées par doublure et taquets. Le filet est classique. La volute, très circulaire, a un petit oeil centré, des chanfreins noircis, et une coulisse peu profonde. Les chevilles sont en palissandre avec épingle en or.