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numéro d'inventaire :
E. 995.24.1
Facteur :
Gibson
Lieu de fabrication :
Kalamazoo-Nashville, États-Unis
Date de fabrication :
1980

Première guitare électrique à délaisser résolument la forme conventionnelle de la guitare pour regarder vers le design automobile et aéronautique, cet instrument ouvrit la voie à la création de guitares dont l’esthétique puise dans l’imagerie populaire contemporaine de la science-fiction et de la bande dessinée.

Lancée en 1958, sur une idée de Ted Mc Carty, en pleine vogue rock’n’roll, dans le but de rompre avec l’image conservatrice de l’ancienne « Gibson Company », la désormais légendaire Flying V essuya un échec commercial tel que Gibson la supprima du catalogue (avec l’autre modèle de la série « Modernistic Guitars », l’Explorer). Réintroduite dans le courant des années 1960, la Flying V ne connut véritablement le succès qu’avec la deuxième réédition de 1971, sensiblement modifiée.

Dans l’intervalle de ces rééditions, quelques musiciens de renom ont adopté la Flying V, principalement Jimi Hendrix et Albert King.

Ozzy noie qui mal y pense, composé par Olivier Aude (1969), est interprété par Olivier Aude sur la guitare du musée.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Cet instrument est une flying V 2, réédition de 1980 que son numéro de série permet de dater très précisément du 7 avril 1980.

Description

Le corps plein (solid body) en forme de V est en contreplaqué multiplis (cinq plis) de noyer et d’érable. Recouvert de vernis blond, il comporte une plaque de protection en plastique de petite dimension et une plaque en plastique noir au dos de l’instrument recouvrant le logement des connexions électriques. Le manche est fabriqué en cinq pièces (érable et acajou) et collé au corps de la guitare. La touche en ébène comporte vingt-deux cases, avec des barrettes de type jumbo, et des repères de touches. La tête en V est plaquée d’ébène, le cordier en V et le chevalet Tunomatic sont en métal plaqué or.