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numéro d'inventaire :
E.1531
Facteur :
Lucien-Joseph Raoux (1753-1821)
Lieu de fabrication :
Paris, France
Date de fabrication :
1821

L’histoire du cor est très ancienne et l’instrument a connu de nombreuses évolutions au cours du temps. Les progrès de la facture instrumentale allant de pair avec une modification de l’emploi de l’instrument, le cor a été selon les époques associé à la chasse, à la musique militaire, à l’orchestre symphonique...

Instrument à vent de la famille des cuivres, le cor se caractérise par un tube à perce (forme intérieure du tube des instruments à vent) relativement étroite. Conique dans la trompe de chasse, la perce est principalement cylindrique dans le cor d’harmonie.

Dès le début du XVIIIe siècle, la trompe de chasse est progressivement introduite dans la musique instrumentale et l’opéra. À la fin du siècle, le cor est définitivement intégré dans l'orchestre. Deux innovations offrent à l’instrument des possibilités accrues. La technique du « bouché-main » consiste à mettre la main plus ou moins profondément dans le pavillon et permet de parcourir à peu près toutes les notes de la gamme chromatique. L’adjonction de parties amovibles de dimensions variables, les tons de rechange, modifie la longueur de la colonne d’air et la hauteur du son.

Après diverses tentatives pour créer un instrument qui joue dans toutes les tonalités, comme le cor omnitonique, l’autrichien Heinrich Stölzel (1777-1844) présente un cor à deux pistons en 1814. Un cor à trois pistons est construit en France en 1826 par Halary.

Le Caprice n°12, extrait des Douze Grands Caprices pour le cor, composé par Jacques François Gallay, est interprété par Pierre-Yves Madeuf.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Ce cor en fa, signé « Raoux à Paris », a été réalisé autour de 1825 par l’un des derniers représentants d’une grande lignée de facteurs. Il a appartenu au célèbre virtuose Jacques-François Gallay, qui fut professeur au Conservatoire entre 1842 et 1864. Sa fille en fit don au Musée en 1896.