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Mise en espace par la scénographe
Véronique Dollfus, l'exposition se compose de quatre grandes
parties : les figures du patrimoine,
la création
contemporaine, musique et résistance,
mécanismes et outils de propagande.
Les trois premières sont regroupées dans la galerie des
expositions où le visiteur est convié à un parcours
retraçant les différentes formes et tendances de la musique
antérieure et contemporaine au Troisième Reich.

Vue de l'exposition, © Cité de la musique
- Photo : A. Cazard
Une cimaise oblique traversant toute la galerie des expositions crée
des espaces allant en se rétrécissant au fur et à
mesure de la visite et signifiant l'étau dans lequel se
trouvait prise la musique de la résistance.
La dernière partie, celle dévolue à l'étude
des outils et mécanismes de la propagande du régime nazi
a été volontairement isolé dans le « tipi
» : évocation des concerts, tournées, festivals,
cérémonies, associations. Dans ce contexte, la radio occupe
une place prépondérante.
Le parcours sonore a pour objet de faire dialoguer les œuvres présentées
avec les extraits musicaux renvoyant aussi bien à la musique
des compositeurs ou des styles qualifiés de « dégénérés
» qu'à celle des artistes correspondant à
l'idéal de « pureté » recherché
par le régime national-socialiste.
Il permet d'entendre à travers des documents d'archives,
des œuvres qui ne sont plus jouées, ou encore de comparer
les diverses interprétations que peuvent susciter un même
compositeur.

Vue de l'exposition, © Cité de la musique
- Photo : A. Cazard
Quant aux archives audiovisuelles, elles éclairent l'importance
de la musique dans le régime nazi ainsi que les mécanismes
de propagande mis en place durant cette période.
Elles réunissent des documents clés comme l'inauguration
de l'exposition officielle de Munich de 1940, les concerts de
la Neuvième Symphonie de Beethoven sous la direction de Wilhelm
Furtwängler et Hans Knappertsbuch, les différentes éditions
du festival de Bayreuth entre 1938 et 1943, les Congrès du Parti
nazi à Nuremberg, l'hymne olympique dirigé par Richard
Strauss pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques
de 1936 ou encore le film de propagande tourné au camp de Terezin,
« Le Führer fait don d'une ville aux Juifs »
(1944).

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