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L'exposition
Le IIIe Reich et la musique
présentée au Musée de la musique à l'automne
2004 s'inscrit dans le cadre d'un ensemble de manifestations fédérées
autour d'un thème commun : celui des rapports qu'entretiennent
musique et société.
Ces rapports sont envisagés sous l'angle des tensions qui existent
entre l'artiste et la collectivité, soit pour nourrir son élan
créateur, soit au contraire pour le contredire. C'est en ce sens
que sont par exemple abordés des enjeux commel'engagement de
l'art, les conflits politiques et esthétiques, les rapports entre
nationalisme et internationalisme, la censure ou l'exil.
L'exposition est consacrée à l'étude des tentatives
faites par le IIIe Reich pour définir les critères d'une
musique conforme à l'idéal national-socialiste. Elle s'attache
à replacer la question musicale dans le contexte général
des condamnations prononcées par le régime contre les
formes de l'art qualifiées de dégénérées.
Dans l'intention affichée d'asservir la culture aux principes
fondamentaux du national-socialisme, Adolf Hitler et Joseph Goebbels,
ministre de la Propagande, accordent une attention toute particulière
à la musique, perçue comme l'art le plus allemand qui
soit, seul l'être germanique pouvant en saisir l'essence métaphysique.
Faisant suite à l'Introduction,
l'exposition est articulée autour de quatre grandes parties :
les figures du patrimoine, la
création contemporaine, musique
et résistance, outils et
mécanismes de propagande.
La Cité de la musique présente la première exposition
d'envergure sur ce thème.
Elle est le fruit d'une étroite collaboration avec une quarantaine
d'institutions muséales allemandes, autrichiennes, belges, suisses
et françaises qui ont consenti le prêt de précieux
documents issus de leurs collections se déclinant sur une pluralité
de supports : dessins, affiches, peintures, sculptures, photographies,
partitions et films mis en valeur par la scénographie de Véronique
Dollfus.
Soulignons la présence d'œuvres d'une qualité picturale
exceptionnelle,comme les lithographies de George Grosz et Oskar Kokoschka,
les aquarelles d'Emil Nolde ; ou encore les oeuvres répondant
aux canons esthétiques officiels tel le buste de Wagner sculpté
par Arno Breker, ainsi que des tableaux exposés dans les grandes
expositions d'Art Allemand entre 1937 et 1942.
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