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La
tombe du marquis Yi de Zeng recelait un ensemble
inédit de 124 instruments de musique - à cordes,
à percussion et à vent - qui renouvelle aujourd'hui
notre connaissance de la musique chinoise des temps pré-impériaux,
longtemps demeurée subordonnée aux textes et au
domaine iconographique, avant de s'enrichir des apports archéologiques.
Ces instruments,
témoins organologiques porteurs d'une science musicale
développée, permettent en effet d'appréhender
la technique de jeu, le répertoire et les fonctions instrumentales,
tout en constituant, pour certains, des œuvres à caractère
unique, tels que : le carillon bianzhong de 64
cloches, et le carillon bianqing de 32 phonolithes,
portant respectivement des inscriptions relatives à la
position et au niveau sonore de chaque élément ;
la cloche bo offerte au marquis par le roi de Chu ;
le tambour suspendu jiangu à piètement,
unique en son genre. Accompagnés notamment de cithares
se, de flûtes paixiao et chi,
ils reposaient dans la chambre centrale de la tombe, formant un
véritable orchestre de musique rituelle, tandis que les
instruments de la chambre de l'est, comme la cithare qin
et l'orgue à bouche sheng - et hormis le rare
pentacorde junzhong servant de diapason - permettaient
d'interpréter des œuvres à caractère
plus intimiste.
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| Deux
flûtes chi, bambou laqué, site de Leigudun,
tombe du marquis YI de Zeng, Suizhou, 1978, Hubei, Musée
de la province du Hubei, Wuhan, © I.E.A.C,
Midi-Pyrénées |
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| Détail
des bambous sur une flûte syrinx paixiao, période
des Royaumes Combattants (475-221 av. J-C.), ©
I.E.A.C, Midi-Pyrénées |
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| Détail
des chevilles à section carrée de la cithare se à
25 cordes et chevalets mobiles, bois laqué, © I.E.A.C,
Midi-Pyrénées |
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