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numéro d'inventaire :
E.559
Facteur :
Anonyme
Lieu de fabrication :
Chine
Date de fabrication :
XIXe siècle

Le sanxian (qui signifie littéralement « trois cordes ») est un luth à manche long qui présente des similitudes avec la vaste famille des tanbur, répandue sous diverses appellations en Asie centrale.

Il apparaît en Chine sous la dynastie des Han (1279 – 1368) et voyagera, comme avant lui le pipa et bien d’autres instruments et répertoires, vers le Japon dans le courant du XVIe siècle. Il deviendra alors le shamisen.

Le large plectre d’autrefois (semblable à celui du shamisen toujours utilisé aujourd’hui) est aujourd’hui plus petit mais l’instrument est aussi parfois joué, comme le pipa, avec les doigts.

La taille du sanxian varie avec sa région d’origine. Il est plus grand dans le nord que dans le sud de la Chine.

Présent au sein de divers ensembles instrumentaux (sizhu, nanguan), il occupe essentiellement un rôle rythmique et les répertoires qui lui sont spécifiquement dédiés sont peu nombreux. Il accompagne également les chants narratifs ainsi que l'ancien théâtre classique kunqu.

Le morceau traditionnel Shi gongyang (dix offrandes) est interprété par les Musiciens de l'association de musique ancienne des Naxis, sur des instruments, dont le sanxian, n’appartenant pas à la collection du Musée de la musique. Concert enregistré à la Cité de la musique le 5 septembre 1998

L’instrument du Musée de la musique

Description

Ce sanxian est pourvu, dans la continuité de la tradition, de trois cordes en soie (de nos jours elles sont le plus souvent remplacées par du nylon) et possède un dispositif particulier : une sorte de capodastre en os ligaturé sur le manche et qui permet, en le positionnant à différents endroits, d’altérer la longueur des cordes vibrantes et ainsi de varier la hauteur de l’accord « ouvert ». Le long manche ne possède pas de frettes. Il se prolonge à l'intérieur d’une petite caisse de résonance recouverte sur ses deux faces d’une peau de reptile. Son extrémité traverse la base du cadre la caisse et fait office de cordier.

Le chevillier n’est pas rapporté au manche, il en constitue une extension (caractéristique de la famille des tanbur). Trois longues chevilles coniques latérales sont fixées obliquement de part et d'autre du chevillier.