> Collections du Musée > Les incontournables du Musée
 
numéro d'inventaire :
E. 2005.11.1
Facteur :
Anonyme
Lieu de fabrication :
Trossingen, Allemagne
Date de fabrication :
Vers 1950

Cet accordéon, appartenait à Freddy Balta (1919-2002), virtuose de l’accordéon qui interpréta les répertoires classique, variété et musette, accompagnant des chanteurs tels que Barbara, Guy Béart, Yves Montand ou Mouloudji.

Instrument à anche libre, l’accordéon est composé de deux caisses, d’un soufflet, d’un clavier et d’anches libres métalliques qui produisent un son en vibrant. La longueur de chaque anche détermine la hauteur de la note. Certains accordéons peuvent produire deux sons différents à partir d’un même bouton tandis que d’autres ne pourront émettre qu’un seul son. C’est ce qui distingue le « diatonique » du « chromatique ».

Sur un accordéon diatonique, un même bouton produira deux notes différentes, suivant que l’on pousse ou que l’on tire le soufflet. Ses claviers sont construits sur la gamme diatonique et sont liés à des tonalités bien précises. L’accordéon chromatique en revanche produit une même note que l’on tire ou que l’on pousse sur le soufflet ; ses claviers main droite et main gauche sont construits sur la gamme chromatique (gamme à 12 tons avec les dièses et les bémols).

Les Ombres errantes (quatrième livre, vingt-cinquième ordre) de François Couperin, est interprété par Pascal Contet.

L’instrument du Musée de la musique

Désirant améliorer ses instruments chromatiques, la firme allemande Hohner s’attacha dès 1938 les services de Venanzio Morino (1876-1961), éminent facteur italien d’accordéons. Le résultat fut une gamme d’accordéons très puissants qui eurent leur heure de gloire dans les années 1960/1970 et qui sont, encore aujourd’hui, très appréciés.

Le corps de cet accordéon est en plastique et/ou contreplaqué noir, les boutons et les touches en plastique « aspect nacre » à la main droite et en nacre véritable à la main gauche.

Trois marques sont visibles sur l’extérieur de l’instrument : « Hohner » en grosses lettres de métal empilées verticalement sur un des chants, « Morino » en plus petit sur l’autre chant, « Freddy Balta » dans un médaillon rapporté fixé sur l’un des côtés.