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numéro d'inventaire :
E.529
Facteur :
Johann Christian Hoffmann (1683-1750)
Lieu de fabrication :
Leipzig, Allemagne
Date de fabrication :
1720

Le travail de Johann Christian Hoffmann suscita de nombreux éloges de la part de ses contemporains, qui soulignèrent non seulement la qualité des formes qu’il créait, mais également la beauté du son de ses instruments. Exact contemporain de Jean-Sébastien Bach, il fut vraisemblablement l’ami du cantor de Leipzig.

Fils de luthier, Hoffmann exerça dans sa ville natale, Leipzig. Bien que son activité se soit essentiellement orientée vers la fabrication d’instruments à archets, la vogue persistance du luth l’amena à réaliser un nombre important de ces instruments, dont plus d’une dizaine nous sont parvenus. Les musées de Nüremberg, Leipzig, Bruxelles et Paris en possèdent, et les comparaisons de ces instruments d’un même facteur sont particulièrement instructives.

La plupart des luths de Johann Christian Hoffmann sont munis, sur la caisse, d’une fine contre-éclisse extérieure, particularité que l’on peut également voir sur les instruments de Sebastian Schelle et d’autres luthiers allemands du XVIIIe siècle. Ce détail de facture semble absent des luths de périodes plus anciennes.

Le Prélude en Do majeur extrait du Manuscrit de Dresde a été composé par Sylvius Leopold Weiss vers 1730. Claire Antonini l’interprète sur le luth du musée.

L’instrument du Musée de la musique

Description

La caisse est constituée de onze côtes d’érable finement ondé, séparées par des filets d’érable. La forme du dos est très enflée à la hauteur du chevalet. La brague (pièce de bois cintrée venant renforcer la caisse au niveau du tasseau bas) est d’une seule pièce, terminée par un motif chantourné. L’ensemble est recouvert d’un vernis brun rouge très sombre mais transparent.

La table est constituée de six lés d’un bois résineux médiocre. Le chevalet d’origine est perdu. Le manche est plaqué d’ébène, et la touche, fortement bombée, fut mise en place avant le placage du manche. Le double cheviller est en érable chantourné et décoré de motifs sculptés en demi-relief sur les chants et sur la partie externe du fond. L’ensemble est teint d’un noir profond, probablement bruni et verni. Les chevilles faites dans un bois dur teint en noir sont sans doute très anciennes.