> Collections du Musée > Les incontournables du Musée
 
numéro d'inventaire :
E.997.6.1
Facteur :
Georges Nahat (1863 - 1941)
Lieu de fabrication :
Damas, Syrie
Date de fabrication :
1931

Instrument majeur de la musique arabe, le ‘ud possède une longue histoire dont la trace se perd dans la région de Bagdad vers le VIIe siècle. Introduit par les Maures en Espagne au IXe siècle, il est à l’origine du luth européen.

Selon les régions où il est joué, de Constantine à Damas ou de Rabat au Caire, le ‘ud accompagne le chant classique et le répertoire traditionnel au sein de différents types d’orchestre et sert admirablement en solo les suites instrumentales. Jouant un rôle essentiel dans l’enseignement de la théorie musicale et du système tonal arabe, il est depuis toujours étroitement associé à la tradition savante. Aujourd’hui, néanmoins, son succès grandissant étend la pratique du ‘ud à des formes populaires très diversifiées, et la world music est loin d’être la dernière à marquer son intérêt pour l’instrument.

Foug el nakhal, Maqam hijaz est joué sur le ‘ud Georges Nahat du Musée par Fadhel Messaoudi.

Fadhel Messaoudi interprète Longa Farahfaza de Riyad al-Sunbati sur le luth ud du Musée.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

L’exemplaire présenté ici, d’une facture exceptionnelle, est l’œuvre de Abdo Georges Nahat, luthier syrien poursuivant à Damas une activité familiale initiée par son grand-père Abdo Nahat, dans la première moitié du XIXe siècle. La dynastie des Nahat est unanimement reconnue par les spécialistes comme étant la référence absolue en matière de lutherie. Surnommé par certains le « Stradivari » du ‘ud, Abdo Georges Nahat, qui immigra avec sa famille au Brésil en 1938, est considéré comme le meilleur d’entre eux.

Description

Le dos de ce ‘ud est constitué dix-sept côtes en noyer séparées par des filets d'érable. La table d'harmonie, en bois de cèdre, est percée de trois roses découpées sur une feuille d'ivoire, selon un motif d’entrelacs. Le manche est en noyer tandis que la touche est recouverte d'os. Le cheviller, également en noyer, comporte douze chevilles d'accord en ébène.

Décor

Le centre de la rose principale est ajouré d’un motif calligraphié. Le dos du manche est incrusté d'une délicate bande de marqueterie.