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numéro d'inventaire :
E.997.3.1
Facteur :
Atelier Jean-Nicolas Lambert
Lieu de fabrication :
Paris, France
Date de fabrication :
Après 1758

Au XVIIIe siècle, époque où la romance est en vogue, la guitare séduit par sa facilité de jeu et par son caractère léger, élégant et discret.

Nombre de tableaux de cette période font figurer l’instrument adossé à une chaise, dans un intérieur bourgeois intime, non loin d’une jeune femme, mais on la voit aussi aux mains de gens du peuple, jouée dans la rue par des musiciens ambulants.

Son évolution est remarquable dans la deuxième moitié du siècle : vers 1760, la guitare passe de cinq cordes doubles à un montage à cinq cordes simples puis, à la toute fin du siècle, sous l’influence de la lyre, tend vers son montage moderne à six cordes.

Les Folies d’Espagne, composées par Giacomo Merchi en 1761, sont interprétées par Gérard Rebours.

L’instrument du Musée de la musique

Histoire

Une marque au fer indiquant, sur le bas de la table d’harmonie, sur la seconde table et sous la rose « Lambert/à Paris », la paternité de cet instrument a longtemps été attribuée à Lambert. Les recherches de Sylvette Milliot ont ensuite montré que l’atelier de Lambert avait été maintenu en activité après sa mort, par son épouse, ce qui poussa à croire que l’instrument pouvait être l’œuvre ultérieure d’un autre artisan de l’atelier.

Description

En dépit d’une certaine simplicité de décor, cette guitare témoigne d’une grande sûreté de facture, avec un aspect expérimental et novateur affirmé : l’idée de la double table d’harmonie que semble sous-tendre la recherche d’un gain de puissance et d’une acoustique différente dans les barres.