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numéro d'inventaire :
E. 2002.12.2
Facteur :
Adolphe-Edouard Sax (1859-1945)
Lieu de fabrication :
Paris, France
Date de fabrication :
Entre 1907 et 1928

Inventé au début des années 1840, accueilli avec enthousiasme par Berlioz, le saxophone ne réussit pas véritablement à s’intégrer au sein de l’orchestre symphonique. Après avoir été ponctuellement adopté par l’armée au cours du XIXe siècle et enseigné au conservatoire de Paris entre 1857 et 1870, il ne trouva ses lettres de noblesses qu’avec l’apparition du Jazz.

La mise au point d’une famille complète de saxophones est due au père d’Adophe-Edouard Sax, Adolphe Sax (1814-1894). Né en Belgique et parisien d’adoption, celui-ci conçoit une famille divisée en deux branches distinctes : les saxophones accordés en mi bémol et en si bémol destinés aux harmonies et aux fanfares, et ceux en fa et en do pour l’orchestre symphonique. Ces derniers ont disparu au profit des premiers, et la famille est aujourd’hui composée de sept membres. La tonalité d’ut permettant de jouer d’après des grilles destinées aux pianistes sans transposer, l’instrument connut néanmoins un certain succès auprès des jazzmen.

Bien qu’il soit fabriqué en laiton souvent nickelé, argenté ou doré, le saxophone appartient à la famille des bois (comme la clarinette ou la flûte).

L’instrument, de perce conique, est composé de trois parties soudées, le corps, la culasse et le pavillon, sur lesquelles viennent se fixer le bocal et le bec, ce dernier supportant l’anche simple. Des clefs (19 à 22 clefs selon les membres de la famille) commandent l’ouverture et la fermeture des trous latéraux percés sur le corps.

Le thème du Boléro de Maurice Ravel (1875-1937) est joué par Claude Delangle.

L’instrument du Musée de la musique

Description

Ce saxophone ténor en do est l’œuvre du fils d’Adolphe Sax ; il reste l’un des derniers témoignages de la famille d’instruments en do et fa. Il possède encore son bocal, sa lyre porte-partition et une boite d’anches. Les tampons sont garnis de cuir.

Décor

Sur le pavillon, une estampille présente un « A » et un « S » entrelacés avec le mot « fils » au sein du « S ». Un cartouche comporte les indications : « médaille d’or 1900 » ainsi que le nom d’Adolphe Sax et la mention « facteur de l’Académie nationale de musique, 84 rue Myrha, Paris. Made in France ».

État de jeu

En état d’être joué, ce saxophone est l’un des seuls exemplaires connus, dans cette tonalité, de facture française.