Dossiers pédagogiques > Concerts éducatifs

La famille Bach

Quintette en sol majeur op. 11 n°2

Composition et création

Baptist Wendling Baptist Wendling © D.R.

Johann Christian a 37 ans lorsqu’il écrit ce quintette, profitant vraisemblablement du passage à Londres d’un éminent flûtiste (Baptist Wendling, flûtiste virtuose et compositeur que Frederic le Grand tient en haute estime. Mozart lui-même lui voue une profonde admiration) du prestigieux orchestre de Mannheim (le meilleur orchestre d’Europe à l’époque, très réputé pour ses sonorités). Ce flûtiste loge durant son séjour avec Johann Christian (après le départ pour l'Italie de sa compagne (la chanteuse italienne Colomba Mattei), Bach habite avec Abel) et Abel. Johann Christian obtient grâce à lui la commande d’un opéra pour la cour de Mannheim ; le prince en est tellement satisfait qu’il en commande un deuxième. En remerciement, les six Quintettes de l’op. 11 lui sont dédiés et expriment la gratitude du « Bach de Londres » dans la dédicace : « Je remets le plus humblement du monde cette modeste contribution de reconnaissance générale pour la distinction dont Vous m’avez honoré ».

Le Quintette en sol majeur op. 11 n°2 réunit les instrumentistes virtuoses qui étaient présents à Londres à ce moment là : hautbois, flûte, violon, alto, violoncelle et clavier (certainement le piano-forte plutôt que le clavecin, si l’on se rappelle l'énergie que Johann Christian emploie à faire connaître cet instrument).

Description de l’œuvre

Ce Quintette comporte deux mouvements vifs :

Le premier (Allegro) est constitué de deux parties qui alternent : l’une dans la tonalité du morceau (sol majeur), l’autre plus fluctuante, dans un esprit de développement. La flûte se dégage nettement par la difficulté de sa partie et ses solos, faisant penser par moments à un concerto.

Le deuxième (Allegro assai (très vite)) est guilleret et sa thématique assez sommaire est prétexte à des figures rythmiques virtuoses. Le flot généreux en est interrompu par deux fois pour entendre un passage en mi mineur sans les solistes (hautbois, flûte, violon).

Dans l’ensemble, cette œuvre ne comporte que peu des éléments qui font l’originalité de Johann Christoph, elle est assez conservatrice. L’accompagnement au clavier et au violoncelle (la basse continue (l’accompagnement de toutes les œuvres durant la période baroque, comportant un clavier et un instrument monodique grave (violoncelle, viole de gambe, basson)) rattache l’œuvre à la période qui s’achève (la période baroque, que l’on clôt en général en 1750 avec la mort de Johann Sebastian Bach). On remarque toutefois une instrumentation colorée ainsi que certaines tournures mélodiques davantage tournées vers le style des compositeurs qui suivront : ce sont des caractéristiques du style « galant ».

fermer
Votre nom :

Votre email :

Destinataire :

Message :
fermer
fermer
URL :
fermer
fermer
Votre nom :

Votre email :

Destinataire :

Message :
fermer
fermer
URL :