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La famille Bach

Les Variations Goldberg Bwv 988

Composition et création

Frontispice des Variations Goldberg Frontispice des Variations Goldberg

Cette œuvre monumentale, l’une des très rares gravées du vivant de Bach, est composée dix ans avant sa mort. C’est le quatrième et dernier cahier des Klavierübung (les trois autres sont aussi des œuvres pour clavier (le troisième est pour orgue). L’appellation Klavierübung reprend celle utilisée par son prédecésseur à Leipzig, le compositeur Kuhnau), œuvres destinées à l’étude et développant une technique d’écriture particulière. Selon Forkel (le premier biographe de Bach, éditant sa biographie en 1802. Il tire la plupart de ses renseignements des fils de Bach), ces variations sont composées pour les nuits d’insomnie d’un éminent personnage (le comte Kayserling), dont le claveciniste (Goldberg, un des élèves très doués de Bach) est âgé de 14 ans.

Les 30 Variations « pour clavecin à deux claviers, composées à l’intention des amateurs pour la récréation de leur esprit... ; » sont l’un des sommets de l’œuvre pour clavecin, tous compositeurs confondus. Elles nécessitent deux claviers en raison de croisements et de superpositions des mains, et sont, pour certaines, d’une difficulté exceptionnelle pour l’époque.

Description de l’œuvre

Début de l'Aria des Variations Goldberg Extrait des Variations Goldberg

L’œuvre commence par une aria (lente mélodie très ornée sur un rythme de sarabande (une danse lente)), suivie de 30 variations, et conclue par l’aria du début. Les 30 variations explorent toutes les possibilités de l’écriture contrapuntique (art d’agencer plusieurs mélodies de façon à ce qu’elles soient intéressantes individuellement et aussi jouées ensemble) et de l’écriture pour clavier. Elles sont d’un genre particulier car ce n’est pas la mélodie qui est exploitée mais la basse et ses accords.

Le pianiste légendaire Glenn Gould (mort en 1982 à 50 ans. Il choisit dès le début de sa carrière d’arrêter les concerts en public. Il leur préfère les enregistrements en studio, qu’il juge plus fidèles à ce qu’il désire exprimer) enregistre à plusieurs reprises cette œuvre. Son nom y est lié, tant ses interprétations (où l’on constate une maîtrise du rythme, des dimensions de l’œuvre, des rapports des variations entre elles, à un niveau exceptionnel) semblent en rapport avec l’élévation de l’œuvre et s’imposent comme des références absolues. Cette œuvre peut être jouée à l’orgue, au clavecin ou au piano, mais l’interprétation au piano semble encore plus difficile en raison des superpositions et croisements de mains.     

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