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L'histoire du jazz : la trompette

  La Trompette dans le jazz    
  Lèvres, embouchure
et pistons
  Le bugle
  Le cornet à pistons
  La trompette, instrument des origines
  Le règne d’Armstrong
  L’expressivité
de l’ère Swing
  Le be-bop
et sa descendance
  Virtuosité et hyperexpressivité
  La profusion stylistique
  Le cas Marsalis
et ses contradicteurs
Les trompettistes dans les concerts enregistrés de la Cité de la musique
 Le cas Marsalis et ses contradicteurs    
 
 

Young Lions et retour à la tradition
L'émergence de Wynton Marsalis (1961) au début des années 1980 marque moins une évolution stylistique qu'un retour de la trompette au premier plan après trois décennies de domination du saxophone sans pour autant qu'elle redevienne l'instrument roi qu'elle avait été du temps d'Amrstrong. Conservateur d'une tradition en voie de disparition pour les uns, fossoyeur de l'esprit d'invention du jazz pour les autres, Wynton Marsalis s'exerce essentiellement son influence dans l'émergence d'une génération de trompettistes (noirs majoritairement) attachés au jeu straight-ahead, ancrés dans la tradition du hard bop, recentrés sur certaines valeurs conçues comme fondamentales du jazz. Lui-même, fidèle à ses racines louisianaises, réhabilite un ensemble de traits "archaïques" au sein d'un discours absolument virtuose. Brillant au sein de petites formations inspirées des Jazz Messengers et des quintettes de Miles Davis, Terence Blanchard (1962), Terrell Stafford, Roy Hargrove (1969), Nicholas Payton (1973), Ryan Kisor (1973) ou Alex SipiaginEcouter un extrait du solo d'Alex Sipiagin sur "A Time Remembered" avec le Big Band de Dave Holland (concert du 14 septembre 2002 à la Cité de la musique) (1967), ou plus récemment Jeremy Pelt (1976) sont quelques-uns de ces « jeunes lions », hyper-doués de la trompette qui réconcilient, avec plus ou moins d'originalité, un haut niveau de technicité avec le swing et l'expressivité fougueuse qui ont longtemps caractérisé le jazz.

 
         
Texte de Vincent Bessières