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Funk et électricité Les années 1970 voient la ramification
des modes de jeu chez les trompettistes de jazz, conséquence directe
de la superposition des influences et de la fragmentation stylistique
consécutive aux remises en question provoquées par le free jazz
et à la perméabilité du jazz aux autres courants musicaux. Miles
Davis occupe, à nouveau, une place prépondérante :
son intérêt pour le rock, sa fascination pour Jimi Hendrix, pour
l’énergie du funk et la sensualité de la soul music,
mais aussi l’attention qu’il prête aux recherches
de Karlheinz Stokhausen l’amènent non seulement à
s’entourer d’instruments électriques mais encore à
vouloir explorer lui-même les effets rendus possibles par l’électrification
de son instrument et l’usage de la pédale wah-wah et
de la fuzz box employées par les guitaristes. Il en tire des
gammes de timbres nouvelles, un phrasé déchiqueté se développant par
bribes, nébuleux et bouillonnant qui se fond dans une pâte sonore
collective saturée. Par la suite, peu de groupes de fusion intègrent
un trompettiste, mais les ressources de l’électronique et de l’amplification
permettent à certains de s’imposer dans les groupes de
jazz à forte influence funk ou rock : Don Ellis,
Eddie Henderson (1940) auprès d’Herbie
Hancock, Randy Brecker (1945) dans les Brecker
Bros, Ian Carr (1933) dans le groupe anglais Nucleus...
Ces trompettistes, à l'image d'Eddie Henderson ,
se révèlent d'excellents solistes en contexte acoustique.
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