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L'histoire du jazz : la trompette

  La Trompette dans le jazz    
  Lèvres, embouchure
et pistons
  Le bugle
  Le cornet à pistons
  La trompette, instrument des origines
  Le règne d’Armstrong
  L’expressivité
de l’ère Swing
  Le be-bop
et sa descendance
  Virtuosité et hyperexpressivité
  La profusion stylistique
  Le cas Marsalis
et ses contradicteurs
Les trompettistes dans les concerts enregistrés de la Cité de la musique
 Le règne d’Armstrong    
 
 

Une alternative « blanche » : Bix
C’est en allant vers l’élégance délicate, la demi-teinte, la mélancolie, le raffinement que certains tentent d’échapper à la suprématie d’Armstrong. L’alternative vient d’un musicien blanc, Bix Beiderbecke (1903-1931), qui se désintéresse du caractère hot issu de La Nouvelle-Orléans mais conserve le sens du swing et l’art de construire des mélodies dans lesquelles le poids de chaque note est mesuré. Malgré sa disparition prématurée en 1931, Bix a le temps de s’imposer comme le premier d’une lignée de musicien cool (dont la lointaine descendance compte Miles Davis et Chet Baker) à rechercher une sonorité feutrée, expurgée de toute rugosité, sans recherche d’effet, qui sert son lyrisme désenchanté et un jeu fondamentalement économe. On compte parmi ceux qui subissent son influence immédiate Red Nichols (1905-1965), Bobby Hackett (1915-1976), Bunny Berigan (1908-1942) et même le trompettiste noir Rex Stewart (1907-1967), qui fit longtemps partie de l’orchestre de Duke Ellington, reconnut avoir appris par cœur son solo sur Singing the Blues.

 
         
Texte de Vincent Bessières