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Le bugle

Appelé flugelhorn en anglais, le bugle est apparu vers 1850. Les coudes de l'instrument sont moins prononcés que ceux d'une trompette mais la principale différence avec cette dernière est sa perce conique sur la majeure partie de sa longueur (hormis les coulisses des pistons) et le fait que les pistons sont placés près de l'embouchure. Il en résulte une réponse facile et rapide, et un son très doux, velouté, jamais cuivré. Du fait de sa forme conique, le bugle ne peut jouer aussi haut que la trompette dans l'extrême aigu ; c'est dans le grave et le médium qu'il déploie ses qualités sonores. Il est réputé plus facile à jouer que la trompette. Dans le jazz, la douceur de son timbre en fait le véhicule privilégié des ballades et l'instrument de prédilection des mélodistes. Les trompettistes qui « doublent » au bugle sont légion.

Joe Bishop (également tubiste et arrangeur) serait le premier à avoir introduit le bugle dans l'orchestre d'Isham Jones (1932) puis popularisé dans celui de Woody Herman (1936). Mais ce n'est qu'au début des années 1950 que les solistes l'ont véritablement adopté, à l'instar de Shorty Rogers, Kenny Barker, Clark Terry et même Miles Davis (le temps de l'album « Miles Ahead » arrangé par Gil Evans). Après eux, Art Farmer, Franco Ambrosetti et Tom Harrell ont écrit une large partie de leur œuvre sur cet instrument. Depuis les années 1970, le bugle s'est suffisamment popularisé dans les rangs des trompettistes pour que les arrangeurs en tiennent compte et l'utilisent comme une couleur supplémentaire dans leurs orchestrations.