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Articulation et style
L'articulation est l'autre critère qui forge
la particularité d'un trompettiste de jazz. Le terme se réfère
à la fois au type d'attaque (simple, double, triple…) et
aux effets imprimés à la note qui en modifient le contour. Le
swing qui se dégage du jeu d'un trompettiste, en effet, ne découlera
pas des notes en tant que telles mais de la façon dont celui-ci
les accentue plus ou moins en fonction des temps faibles et des temps
forts. A en croire le trompettiste John McNeil, il n'y a pas deux artistes
qui ont la même approche de l'articulation. Si certains détachent
toutes les notes d'un coup de langue, si d'autres, au contraire, jouent
la plupart liées, chacun varie le placement des accents. Popularisé
par Clark Terry, le doodle (ou du-dul tonguing) est
un mode d'articulation qui repose sur l'alternance des consonnes « d »
et « l » à l'aide d'un mouvement de la
langue qui comprime le débit de l'air et a pour effet de donner un caractère
vocal à la série de notes émises.
Les filiations dans l'évolution de la trompette dans le jazz et la
façon dont les influences s'exercent entre musiciens s'identifient
principalement au plan de la sonorité et de l'articulation. Ce sont
ces deux paramètres qui permettent de distinguer les solistes,
ainsi que leur phrasé (mais à ce niveau s'exercent d'autres influences
que celles des seuls trompettistes). |
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