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L'histoire du jazz : la trompette

  La Trompette dans le jazz    
  Lèvres, embouchure
et pistons
  Le bugle
  Le cornet à pistons
  La trompette, instrument des origines
  Le règne d’Armstrong
  L’expressivité
de l’ère Swing
  Le be-bop
et sa descendance
  Virtuosité et hyperexpressivité
  La profusion stylistique
  Le cas Marsalis
et ses contradicteurs
Les trompettistes dans les concerts enregistrés de la Cité de la musique
 Lèvres, embouchure et pistons    
 
 

Articulation et style
L'articulation est l'autre critère qui forge la particularité d'un trompettiste de jazz. Le terme se réfère à la fois au type d'attaque (simple, double, triple…) et aux effets imprimés à la note qui en modifient le contour. Le swing qui se dégage du jeu d'un trompettiste, en effet, ne découlera pas des notes en tant que telles mais de la façon dont celui-ci les accentue plus ou moins en fonction des temps faibles et des temps forts. A en croire le trompettiste John McNeil, il n'y a pas deux artistes qui ont la même approche de l'articulation. Si certains détachent toutes les notes d'un coup de langue, si d'autres, au contraire, jouent la plupart liées, chacun varie le placement des accents. Popularisé par Clark Terry, le doodle (ou du-dul tonguing) est un mode d'articulation qui repose sur l'alternance des consonnes « d » et « l » à l'aide d'un mouvement de la langue qui comprime le débit de l'air et a pour effet de donner un caractère vocal à la série de notes émises.

Les filiations dans l'évolution de la trompette dans le jazz et la façon dont les influences s'exercent entre musiciens s'identifient principalement au plan de la sonorité et de l'articulation. Ce sont ces deux paramètres qui permettent de distinguer les solistes, ainsi que leur phrasé (mais à ce niveau s'exercent d'autres influences que celles des seuls trompettistes).

 
         
Texte de Vincent Bessières