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Zurna dérive
du persan sur-nay, à interpréter soit comme
« flûte de fête », soit comme «
flûte de corne ». C’est un hautbois en buis,
abricotier ou genévrier, sculpté au tour, de forme
allongée, évasée à son extrémité,
forme peut-être héritée de son ancêtre
de corne. L’embouchure est garnie d’une anche
double en roseau.
Il existe trois tailles de zurna, de la plus grande (grave)
à la plus petite (aiguë) : kaba (réputée
en Thrace), orta, cura
(djoura). Elles ne sont pas traditionnellement jouées
toutes ensemble, mais par paire de même format, l’une
faisant office de bourdon, l’autre donnant la mélodie.
Le zurna est joué en respiration circulaire et
produit donc un son continu ; il peut jouer de longues phrases
mélodiques sans peine et ne donner aucun répit à
la danse.
L’accordage de tous les zurna est diatonique, mais
le style d’un instrumentiste dépend en grande part
du contrôle de son souffle lui permettant de faire entendre
de fins
ornements avec glissando et les micro-intervalles voulus .
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