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Saz

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Une famille

Le saz appartient à cette très vaste famille des luths à long manche, déjà représentés sur des bas-reliefs sumériens et dont l’aire de diffusion correspond à la route de la soie : du Japon à l’Europe orientale, nous trouvons la même forme de luth à deux ou trois cordes, à caisse relativement petite par rapport à un manche long et fin, parfois lisse mais le plus souvent doté de frettes sous formes de ligatures.

Ces luths portent des noms qui se sont déplacés sur les grands espaces des nomades de la steppe, comme kopuz/khomuzVisionnez le khomuz d'Ouzbekistan jouée par Shaberdi Boltaev, que l’on trouve dans tous les pays de l’aire türk (d'Asie centrale jusqu'en Chine occientale) et qui subsiste dans kobza, en roumain, ou encore tanburVisionnez le tanbur d'Ouzbekistan joué par Turgun Alimatov, alias dombraVisionnez la dombra du Kazakhstan jouée par Serjan Shakrakov, tambura, nom répandu de la Bulgarie aux pays ouïghours en passant par l’Inde.


En Turquie, ces luths ont des tailles très diverses. Les plus petits s’appellent baglama (« attache », allusion probable aux frettes) ou djoura ; parmi les plus grands, citons le bozuk (du persan bozorg, « grand », cf. bouzouki grec), le divan sazi, et le meydan sazi (respectivement : du divan et de la place publique).

saz
© Jean-Marc Anglès

Quant au mot saz, d’origine persane, signifiant au départ « instrument », il est devenu le nom générique de toutes ces variantes anatoliennes.

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 Texte de Jérôme Cler