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La musique américaine au XXe siècle

Les compositeurs et leur esthétique

Guides d'écoute

La génération des années soixante

 

 
Le minimalisme selon Steve Reich
 

Lorsque Steve Reich (né en 1936) « bricole » en boucle une voix enregistrée sur bande magnétique à partir de 1965 (It's Gonna Rain), il scelle son style inimitable, basé sur un principe minimaliste. Certes, à la même époque, La Monte Young, Terry Riley et Philip Glass composent selon une technique similaire, mais chacun s'éloignera de cette première manière — y compris Reich — pour aller vers des horizons plus complexes.

Opposé au néo-classicisme ambiant comme à l'austérité du sérialisme, le compositeur bâtit peu à peu, d'abord entouré d'un groupe de fidèles, puis rejoint par d'éminents interprètes, une œuvre unique qui retrouve une pulsation «  claire et bien démarquée » (Steve Reich), et respire au rythme d'inspirations inattendues : Bach, Stravinsky, le jazz de Charlie Parker et Miles Davis, et les musiques traditionnelles d'Afrique Occidentale et de Bali. Son évolution stylistique passe d'abord par un travail sur le déphasage progressif de brèves cellules mélodiques de la voix (It's Gonna Rain, et Come Out) et pour des effectifs restreints (Piano Phase, Four Organs, Drumming et Clapping Music).

   
Texte de Franck Mallet