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La musique américaine au XXe siècle

Les compositeurs et leur esthétique

Guides d'écoute

La génération des années soixante

 

 
Terry Riley
 

Après des études à l'université de Berkeley (Californie), Terry Riley (né en 1935), compose pour des ballets, axant sa recherche sur les propriétés psy­cho-acoustiques du son. Il est alors guidé autant par l’élec­tronique de Cage et Stockhausen, que par la fréquentation d'artistes du rock (David Allen, John Cale), du jazz (Chet Baker) et l'écoute de musiques traditionnelles — fasciné par l’Inde, il étudiera le raga avec le chanteur Pandit Pran Nath. Riley conçoit une première série de pièces avec bande magnétique (The Gift, Dorian Reeds), tout en écrivant plusieurs Études pour piano.

Riley jette les bases du style minimaliste en 1964, lorsqu’il réunit deux prin­cipes fondamentaux pour In C : deux bandes ma­gnétiques décalées (tape-delay) et des interprètes ca­pables d'improviser à partir d'un ca­nevas préétabli de cin­quante-trois cellules musicales, à jouer, ré­péter et agencer dans n'im­porte quel ordre. Quelques années plus tard, à la manière d’un joueur traditionnel de raga, il se produit durant plusieurs heures — Persian surgery dervishes. Aujourd'hui, il compose pour le Quatuor Kronos — Salome dances for peace —, joue en duo avec le contrebassiste Stefano Scodanibbio — Lazy afternoon —, et improvise sur un piano traditionnel de concert, à partir de quelques thèmes notés, Lisbon concert.

   
Texte de Franck Mallet