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Le Baroque

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Claudio Monteverdi (1567-1643)
Gaultier, La rhétorique des Dieux Portrait de Monteverdi, © Bibliothèque nationale de France, département de la Musique

De Mantoue à Venise, où il deviendra Maître de Chapelle à la Basilique Saint Marc, Monteverdi n’a de cesse de doter la musique de nouveaux moyens expressifs (Lamento d'Arianna), même s’il conserve jalousement une parfaite maîtrise de l’ancienne polyphonie (Magnificat à 6 voix).

De l’Orfeo (1607), pierre baptismale de l’histoire de l’opéra, à son ultime chef-d’œuvre, Le Couronnement de Poppée (1642), Monteverdi fait évoluer l’opéra avec une magie jamais contredite (Pur ti miro).

Du premier (1586) au huitième (1638) livre de madrigaux, il donne une apothéose à l’histoire d’un genre qui s’achèvera avec lui en laissant mille trésors d’écriture expressive.

Enfin, de ses Vêpres de la Vierge (1610) aux petits joyaux de la Selva Morale e spirituale (1640), il s’attache encore à imprimer dans le domaine de la musique religieuse une interprétation inégalée du grand courant de la Contre-Réforme.

Tout comme Le Bernin ou Borromini pour l’architecture, Monteverdi avait grande conscience de sa place de novateur dans l’histoire de la musique (Combattimento di Tancredi e Clorinda). Il savait, en fait, qu’il s’adressait aux hommes de la postérité lorsqu’il lançait, à la fin de sa préface au cinquième livre de madrigaux (1605) : « Le compositeur moderne construit ses œuvres en les fondant sur la vérité. Vivez heureux ».