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Pièces les plus emblématiques du musée

Harpe attribuée à Jacob Hochbrucker, Donauworth, Allemagne du Sud, 1728

Numéro d'inventaire : E.2009.1.1

Harpe attribuée à Jacob Hochbrucker, Donauworth, 1728, E.2009.1.1
© Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

Aria en mineur, Musikalische Rüstkammer auf der Harfe, Nanja Breedijk, harpe attribuée à Jacob Hochbrücker,  1728, E.2009.1.1

Cette petite harpe à simple mouvement est une pièce exceptionnelle de la  collection du Musée de la musique :

. D'abord par sa rareté. Très peu d’instruments comparables sont aujourd’hui conservés : la fragilité de ce type d’instrument d’une part, la disparition des premières harpes allemandes à pédales dans le courant du XVIIIe siècle  au profit des harpes parisiennes, plus grandes et plus sonores, d’autres part, expliquent que peu d’entre elles aient survécu.
.Par le prestige de son attribution. Il ne fait guère de doute que le facteur de cette harpe à pédales soit le célèbre Jacob Hochbrucker, l’inventeur même de ce type de harpe. 

. Par le raffinement de sa facture, notamment dans l’élégance des formes (en particulier le haut de la console et la culée, le galbe des côtes de la caisse), ainsi que dans le dessin très étudié des pièces de laiton (les « doigts » de la consoles, les pédales).

L’instrument, fabriqué en bois d’épicéa pour la table d’harmonie et d’érable pour la console et la colonne, comporte 34 cordes et s’étend sur  un peu plus de quatre octaves (de sol-1 à Mib4). 7 pédales correspondant aux sept notes de la gamme permettent chacune de hausser les notes d’un demi-ton. La mécanique (« doigts », sillets mobiles) est logée dans la console.

Ce type de harpe à pédale marque une étape essentielle dans l’évolution de sa facture : il permet de sortir la harpe du diatonisme et de la rendre capable de moduler.