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Frontispice des Psaumes de David, Bible de Charles Le Chauve, 845
© BnF

Selon une légende gréco-romaine, c’est Apollon, qui, charmé du son que rendait l’arc de Diane en se détendant, aurait ajouté plusieurs cordes, donnant ainsi naissance à la harpe.

Les récits celtiques nous content  des histoires mettant en scène la harpe. L’histoire de Gwion (VIe siècle après Jésus-Christ), par exemple,  narre la bataille les Celtes contre les Angles : « …Nous ne sommes pas des rois, nous sommes des harpeurs et les gens de notre race sont du royaume de la lune ».
Et cet autre Dagda, Dieu-druide, qui possède trois attributs dont une harpe magique.

Au Moyen Âge, l’iconographie de David (d’abord simple berger, puis devenu roi d’Israël) accompagné de sa harpe est abondante.

Dans la mythologie finnoise, Waïnämoïnen invente la harpe et plonge dans l’extase tout être vivant atteint par le charme de cette musique.

Autant de contes, de récits mythologiques, de légendes médiévales qui rendent compte de la valeur symbolique de la harpe, instrument de liaison entre le ciel et la terre.

Le Musée de la musique est riche de 56 harpes, témoins de l'histoire de cet instrument et de son évolution.