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Pièces les plus emblématiques du musée

Harpe ngombi, République centrafricaine, début XXe siècle, population Ngbaka-ma'bo  Numéro d'inventaire : E.995.13.1


Harpe ngombi, République centrafricaine, début XXe siècle, population Ngbaka-ma'bo, E.995.13.1
© Cité de la musique - Photo : Thierry Ollivier

Cette harpe ngombi a été rapportée en juillet 1933 par un colonial, chef de poste entre avril 1931 et juillet 1933 sur la rivière Lobaye, au village de M'baiki.

La longue caisse de bois est recouverte d'une peau (d’antilope ou de céphalophe), percée d’une seule ouïe, et cousue sur le dos avec un large entrelacement.  

Le manche arqué, emboité dans la caisse, est maintenu au cou par une tresse en fibre végétale (rafia). Il supporte neuf cordes dont certaines sont en rafia et d'autres en racine aérienne de vanille.  

La double tête noircie est formée de deux visages identiques. Les yeux sont effilés et les sourcils sont situés au sommet du front.  

Les Ngbaka vivent dans un environnement forestier et entretiennent une relation très forte à la nature et à la forêt qui est présente dans leur pratique musicale.

Le musicien assis sur le sol ou sur une chaise tient cette harpe verticalement entre ses jambes. Il interprète le plus souvent un répertoire intimiste, composé de mythes chantés, de contes ou de complaintes associées au culte des ancêtres. Il chante en s’accompagnant de la harpe et son auditoire lui répond dans un chœur alterné.