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Les vièles d'Orient

Pièces emblématiques

Histoire de l'instrument

Pièces les plus emblématiques du musée

Vièle sorud, Jan Mohammad, Karachi, vers 1962 Numéro d'inventaire : E. 997.7.1


Vièle sorud, Jan Mohammad, Karachi, vers 1962, E. 997.7.1
© Cité de la musique - Photo : Jean-marc Anglès

Yâ rasul ol-lâh : mélodie soufie du Baloutchistan, Pakistan,Jean During, sorud de Jan Mohammad Karachi  ; Leyli During, tanburag 

Ce sorud a été fabriqué par Jân Mohammad, joueur de vièle et luthier à Karachi (Pakistan). Sa facture, comparée à la production ordinaire, témoigne d'un soin particulier. L'instrument est léger, taillé avec maîtrise et ses courbes sont des plus élégantes. Ses proportions et ses mesures correspondent à celles du sorud du Makrân, région située au sud du Balouchistan, et non pas à celui que l'on rencontre au nord, plus volumineux et ne possédant que trois cordes de jeu. Cet instrument est en excellent état de jeu.  

La caisse de résonance de l’instrument, en forme de cœur, est creusée dans tout son volume dans du bois de parpuk. Sa partie inférieure, est recouverte d’une peau de chèvre ou de gazelle qui soutient un petit chevalet de bois. l'instrument possède quatre cordes mélodiques -les deux cordes aiguës sont en acier, la plus grave, faisant office de bourdon, est en nylon ou boyau tandis que la dernière est en laiton- et six cordes sympathiques, toutes fixées sur le cheviller. Une septième corde sympathique est tendue sur une cheville isolée. Cette corde repose sur un sillet constitué d'une petite pointe d'os fichée sur la touche.  

Le sorud est joué avec un archet de forme et de longueur variables entre 40 et 60 cm. Selon le style de jeu et les effets recherchés, l'instrumentiste utilisera un archet dont l'épaisseur des crins de cheval est appropriée. Ces crins sont plus ou moins tendus pendant l'exécution avec les doigts de la main droite.    

Le sorud est l'instrument principal de la musique instrumentale baloutche. Présent dans la plupart des ensembles de musique populaire, le sorud est essentiellement joué par des musiciens professionnels qui interprètent de très poétiques mélodies soufies. Il est aussi utilisé en solo lors de cérémonies rituelles d'exorcisme guâti. Le sorud est alors accompagné d'un luth setar joué en ostinato et d'un tambour horizontal à deux membranes appelé drokol.  

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