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Les vièles d'Orient

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Vièle à pique Kamanche, anonyme, Iran, XIXe siècle Numéro d'inventaire : E. 1750


Vièle à pique Kamanche, anonyme, Iran, XIXe siècle, E. 1750
© Cité de la musique - Photo : Albert Giordan

Cette vièle à pique kamanche aux décors en marqueterie alliant harmonieusement le métal cuivreux, le bois et l’os, provient du legs de Pauline Tarn (1877-1909). Plus connue sous le pseudonyme de Renée Vivien, cette poétesse née à Londres et installée à Paris en 1899, surnommée « Sapho 1900 », rapporte de ses nombreux voyages à travers le monde des instruments de musique dont 32 figurent à l’inventaire de la collection Pauline Tarn au Musée de la musique.  

La vièle à pique est composée de trois éléments assemblés :

le manche, cylindrique, sur lequel est plaquée une touche lisse en os

la caisse de résonance, sphérique, en bois de mûrier recouverte d'une fine membrane animale.

-  la pique, métallique, qui traverse la caisse et sur laquelle sont fixées, grâce à un ergot, trois cordes mélodiques : deux en acier et une en laiton.

Tenue verticalement, la pique reposant sur la cuisse ou sur le sol, le musicien fait pivoter le manche et le plan des cordes devant l’archet, technique de jeu opposée à celle du violon.  

La vièle à pique est un instrument largement répandu sous différents noms en Asie centrale (Arménie-Caucase-Azerbaïdjan-Turkménistan). Apparu en Iran autour du XVe siècle, le kamanche est la seule vièle qui interprète la tradition classique. Son timbre profond et délicat est très apprécié en solo comme en ensemble.

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