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Histoire de l'instrument...

Les usages




Aisément transportable et peu fragile lorsqu’elle est monoxyle, la vièle est l’instrument idéal pour accompagner le chant et la parole.

De facture modeste dans la plupart des cas, elle est issue le plus souvent de traditions rurales et s’épanouit principalement dans la musique populaire.  A une exception près, le Kamanche, seule vièle à interpréter la musique traditionnelle classique d’Iran. En soliste au côté du santour ou du târ, ou dans un ensemble instrumental, ce dernier se joue à la verticale, la pique posée sur un genou. Le musicien fait pivoter l’instrument autour de l’archet.  

Lorsque les bardes et des mendiants sillonnent l’Inde pour transmettre les paroles des grands poètes mystiques des temps médiévaux, ils s’accompagnent au sarangi. L’instrument est rarement présent dans les cours princières : ce sont des musiciens des castes inférieures qui le jouent et l’enseignent aux courtisanes, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.  

Dans les pays d’Extrême-Orient, les vièles chinoines erhu ou vietnamiennes Dan Co (Dan nhi) jouent un rôle essentiel dans les orchestres de théâtre traditionnel.  

Mais elles peuvent aussi occuper des fonctions sociales et rituelles. Le Dan nhi accompagne les chants d’aveugle, le Dan co les incantations chamaniques, tandis qu’en Mongolie, le morin huur possède aussi le pouvoir de préserver les troupeaux de la maladie et des mauvais esprits.  

De nos jours, le morin huur est enseigné dans des écoles de musiques, à de nombreux pratiquants issus de toutes les couches sociales : il se décline en différentes tailles dont les registres correspondent aux tessitures alto, ténor et basse. Il se joue fréquemment lors des fêtes villageoises et des cérémonies familiales.

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