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Pièces les plus emblématiques du musée

Violon, Nicolas Lupot, Paris, 1823

Numéro d'inventaire :E.469


Violon, Nicolas Lupot, Paris, 1823, E.469
© Cité de la musique- photo-Jean-Claude Billing

Ce beau violon, d’une coupe harmonieuse et d’un vernis rouge remarquable, est l’œuvre de Nicolas Lupot (1758-1824), parfois surnommé le « Stradivarius français ». Il est un témoignage essentiel de la facture instrumentale française. Philippe Guillaume, élève dans la classe de violon de Pierre Baillot (1771-1842) à l’Ecole royale de musique, le reçut en 1er prix au Conservatoire en 1823.  

Le modèle est nettement inspiré de celui de Stradivarius : une caisse large, une table à la voûte peu prononcée, des ouïes droites, tout en conservant une liberté et une personnalité très marquées.  

Le dos est formé d’une seule pièce d’érable aux belles ondes bien régulières. Sur les éclisses en érable ondé figurent des inscriptions manuscrites à la plume d’oie : ″Fait par N. Lupot (luthier de la) Musique du Roi / et de l'Ecole Royale de Musique en 1823 / Lupot″ sur l’éclisse du milieu et la mention du premier prix décerné à Philippe Guillaume sur l’éclisse supérieure.

   Le manche et la tête sont d’origine, témoins rares d’une transformation technique qui s’opère dès le début du XIXe siècle : pour répondre aux exigences d'un jeu virtuose (plus de puissance, augmenter l'étendue), les luthiers, dont Lupot, allongent le manche et  la touche, renversent la tête et l'angle entre la caisse et le manche.

Le montage est moderne : la touche, le cordier, le bouton sont en ébène, les chevilles en palissandre.

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