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Pièces les plus emblématiques du musée

Violon, « le Alard », Giuseppe Antonio Guarneri, dit del Gesù, Crémone, 1742

Numéro d'inventaire :E.1217

Ecoutez... Sonate N° 1 en sol mineur BWV 1001 pour violon seul, Johann Sebastian Bach, Pierre Amoyal, violon, « le Alard ».


Violon, « le Alard » , Giuseppe Antonio Guarneri, dit del Gesù, Crémone, 1742, E.1217
© Cité de la musique- photo Nabil Boutros

Le violon de 1742 du grand maître crémonais Giuseppe Antonio Guarneri, dit Guarnerius del Gesù (1698-1744), est un instrument prestigieux à plus d’un titre : par la qualité exceptionnelle de sa facture, par son intérêt historique et par sa rareté ; il ne reste qu’une soixantaine violons de Guarneri répertoriés dans le monde. Peu joué, ce violon a été extrêmement bien conservé. Certains spécialistes le considèrent comme l’un des neuf meilleurs instruments de Guarneri del Gesù. L’instrument a été classé monument historique en 1943.  

Construit dans une période mouvementée, à la fin de la vie du luthier, l’instrument du Musée apparait d’une qualité hors-pair qui reflète tout autant le tempérament indépendant que le génie créateur de Guarneri. Si le luthier néglige là aussi le détail, son modèle fait l’admiration des spécialistes, « véritable jet brut de l’imagination de son auteur ».  

L’instrument nous est parvenu dans un état de conservation extraordinaire : les bords ne révèlent aucune usure, la grande proportion de vernis original de couleur orangée ne présente aux ultra-violets pratiquement aucune trace de retouche. La table est en épicéa aux veines régulières et le fond est coupé dans une pièce d'érable aux ondes larges. Le profil de la table présente une courbure plus accentuée sous la touche, caractéristique de l'école crémonaise. Le manche, d’origine, a été replacé avec une fine cale barre au XIXe siècle.  

Le violon dit « le Alard » (du nom de son dernier propriétaire) a appartenu au virtuose Delphin Alard (1815-1888), professeur au Conservatoire de Paris, qui vantait « sa sonorité merveilleuse, aussi bien dans les pianissimo que dans les fortissimi ». Son beau-père, Jean-Baptiste Vuillaume (1798-1875), le célèbre luthier français du XIXe siècle, l’avait rapporté d’Italie et lui en fit cadeau.   « Le Alard » a fait l’objet d’un enregistrement dans le second volume de la collection Les instruments précieux du Musée du Conservatoire, dédié aux violons. On peut aussi y entendre trois violons de Stradivari, « le Provigny »,« le Sarasate » et « le Davidoff », ainsi qu’un Amati.

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