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Pièces les plus emblématiques du musée

Violon, « le Provigny », Antonio Stradivari, Crémone, 1716

Numéro d'inventaire :  E.1730.1

Ecoutez... Partita N° 3 en mi majeur BWV 1006 pour violon seul, Johann Sebastian Bach, Pierre Amoyal, violon  « le Provigny »


Violon, « le Provigny », Antonio Stradivari, Crémone, 1716, E.1730.1
© Cité de la musique - Photo : Albert Giordan
Le violon dit « le Provigny » d’Antonio Stradivari (1648 ?-1737) est un des joyaux de la collection du Musée de la musique. Il est considéré par certains luthiers comme l’un des 50 plus beaux Stradivarius au monde et est dans un excellent état de conservation.

L’instrument date de la fin de ce qu’on a appelé la « période d’or » de Stradivari. C’est entre 1700 et 1720 que le maître construit ses plus beaux instruments. S’éloignant du style d’Amati (brillante lignée de luthiers crémonais), Stradivari établit progressivement certaines normes de construction qui deviennent alors la référence absolue pour l’ensemble de la lutherie européenne. Ses mesures restent toujours celles du violon de concert actuel.  

Le modèle « Provigny », du nom de son dernier propriétaire, Madame Palmyre de Provigny, respecte ces principes : la longueur de caisse est de 35, 6 cm, la largeur de la poitrine est plus ample ce qui rehausse la voûte. Les ouïes sont droites, les coins plutôt courts et larges, contrairement au modèle de la période précédente des « Longuet » (entre 1690 et 1700).  

Conforme au modèle fixé, « le Provigny » n’en garde pas moins sa personnalité : la couleur dominante de la surface de l’instrument, l’orangé rosé, lui confère un aspect discret ; la remarquable finesse dans le détail de sa construction est reconnue par tous les luthiers.  

Comme sur de nombreux violons anciens, le montage est moderne : la touche et le bouton sont en ébène, le cordier et les chevilles en buis. Le chevalet est signé Etienne Vatelot, un des grands luthiers français contemporains.  

Le violon « le Provigny » a fait l’objet d’un enregistrement dans le second volume de la collection Les instruments précieux du Musée du Conservatoire, dédié aux violons. On peut aussi y entendre deux autres violons de Stradivari, le Sarasate et le Davidoff, ainsi que les violons des autres grands noms de la lutherie italienne des XVIIe et XVIIIe siècles : Amati et Guarnéri.
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