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Histoire de l'instrument...

la lutherie française

Allegro spiritoso, extrait de la Sonata concertata, Niccolo Paganini, Christophe Giovaninetti, violon Nicolas Lupot 1803), Olivier Chassain, guitare






 

  Davantage appréciés en Italie à l’origine, les violons commencent à se développer en France sous le règne de François 1er. Au XVIIe siècle, Jean-Baptiste Lully (1632-1687) contribue à promouvoir l’image et les qualités des instruments : il améliore la qualité d’exécution de la Grande Bande du roi et crée l’ensemble exceptionnel de la Petite Bande.  

La facture française du violon ne se développe véritablement qu’à la fin du XVIIe siècle et s’inspire surtout du modèle d’Amati.

Il existe néanmoins une école originale, appelée « Vieux Paris » dont le chef de file, Louis Guersan (1756-1795), possède l’un des ateliers les plus importants de son temps. Celui-ci a également en charge l’entretien des instruments à archet de l’Opéra (violons, altos et basses de violon).

Jean Nicolas Lambert (mort en 1759), dont les violons et violes sont reconnaissables à la bordure d’ébène autour de leur caisse, est, avec Claude Pierray (mort en 1759, Jacques Bocquay (vers 1680-1730) et Léopold Renaudin (1756-1795), un digne représentant de cette école parisienne du XVIIIe siècle.  

Dès la fin du XVIIIe siècle, le goût pour un jeu plus virtuose et l’usage du violon comme soliste concourent à l’évolution de l’instrument.  

Nicolas Lupot (1758-1824), surnommé le « Stradivarius français », met au point le montage moderne du violon : le manche est incliné vers l’arrière, le chevalet rehaussé et les pièces intérieures renforcées. Le violon acquière plus d’ampleur et de puissance et s’adapte ainsi aux grandes salles de concerts. Ses instruments ouvrent la voie à toute une école de lutherie française du XIXe siècle, notamment à Charles-François Gand (1785-1845).  

Jean-Baptiste Vuillaume (1798-1875) domine, par ses recherches et son esprit d’entreprise, l’ensemble de la facture des cordes au XIXe siècle. Sa maison est, vers le milieu du siècle, l’une de celles qui exporte le plus d’instruments à l’étranger. Vuillaume devient un spécialiste de la copie des violons italiens de la grande époque (Stradivari, Guarneri, Amati). Il constitue lui-même une superbe collection de violons italiens dont le plus célèbre est le violon d’Antonio Stradivari daté de 1716, surnommé « le Messie ».  

L’archet, complément indispensable du violon, a subi de nombreuses transformations, en relation avec l’évolution des instruments à cordes et de leur jeu, mais aussi avec l’esthétique musicale propre à chaque époque. Jusqu’en 1750, il ressemble plus ou moins à un arc (au profil convexe). Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, sa forme s’inverse progressivement pour épouser celle d’une courbe concave.  

La France compte de célèbres archetiers tels que Jacques Lafleur (1757-1833) et la famille Tourte qui contribue grandement, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, à l’élaboration de l’archet. moderne.

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