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Pièces les plus emblématiques du musée

Onde Martenot, Maurice Martenot, Neuilly-sur-Seine, vers 1930

Numéro d'inventaire :  E.982.9.1

Onde Martenot, Maurice Martenot,
Neuilly-sur-Seine, vers 1930, E.982.9.1,
© Cité de la musique - Photo : Albert Giordan

Présentées pour la première fois au public à l’Opéra de Paris par son inventeur Maurice Martenot, lors d’un récital en 1928, les ondes firent sensation à l’Exposition Internationale de 1937. Elles ont séduit musiciens et compositeurs de renom et continuent d'être enseignées au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Le modèle présenté ici est construit sur les premiers modèles. Il est constitué d’un simple meuble en bois clair devant lequel court un ruban souple, mobile, actionné à l’aide d’une bague (l’index de la main droite vient s’y loger). La bague est reliée à un potentiomètre.  

Le clavier couvrant 7 octaves est fictif et ne constitue qu'un repère visuel pour le musicien lors du jeu à la bague. Celui-ci produit des effets de legato et de glissando. Dans la caisse, à gauche, un tiroir contient les jeux de timbres et la touche d’expression et d’intensité qui permet l’émission du son avec tous les degrés de sensibilité et de vibrato possibles. C’est pourquoi, l’onde, quoiqu’ instrument monodique ne pouvant émettre qu’une seule fréquence à la fois, conserve une grande richesse de palette sonore.  

Sur ce modèle, l’onde est pourvue d’un seul diffuseur mobile refermant un haut-parleur. Il faut attendre les années 1950 pour que l’onde soit munie de trois diffuseurs. Les derniers modèles crées sont munis d’un système microprocesseur et de synthétiseur.  

L’onde intéresse très vite Darius Milhaud (1892-1974), Arthur Honegger (1921-1955) et Maurice Ravel (1875-1937), même si ce dernier n’a laissé aucune œuvre pour elle. Honegger l’utilise dans les partitions du Soulier de satin ou de Jeanne au Bûcher, ainsi que André Jolivet (1905-1974) pour son Concerto de 1947, Olivier Messiaen (1908-1992) pour Fête. Maurice Landowski (1915-1999) lui consacre également un Concerto en 1954.

Plus de cinq cents œuvres ont été composées pour l’onde Martenot. Certaines sont toujours au répertoire et des compositeurs contemporains écrivent encore pour les ondes.