Timbale, Ghana, population
Ashanti, groupe Akan, fin XIXe siècle – début XXe siècle,
E.2000.8.1 © Cité de la musique - Photo
: Jean-Marc Anglès |
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Cet exceptionnel ensemble sculpture-timbale,
construit au
Ghana, a appartenu à la célèbre
collection Jean-Pierre Jernander, connue des
spécialistes pour l’authenticité et la qualité de ses pièces.
Taillé dans une seule pièce de bois,
l’instrument est composé d'un personnage féminin portant sur la tête
une
timbale.
La peau est tendue par des cordelettes fixées
sur sept longues
chevilles. Ce
système de
tension, qui semble spécifique aux
Ashanti,
est utilisé par les populations voisines mais reste localisé à une
aire géographique restreinte de l’Afrique de l’Ouest. Une pièce de
verre ovale (un miroir) est fixée sur la face de l’instrument. Deux
larges bandes de toile sont passées autour des bras de la figurine
et permettent de transporter le tambour.
Cette timbale est apparentée au
tambour « parlant »,
portée à dos d’homme et jouée par un tambourinaire à l’aide de
baguettes recourbées. C’est un tambour-maître, instrument phare joué
au sein d’orchestres populaires qui connurent autrefois un grand
succès dans le sud de l’actuel Ghana. Ces ensembles, associés à des
musiques et des danses spécifiques, exécutées souvent dans un cadre
de pur divertissement, intervenaient aussi lors de funérailles.
Le rôle central du tambour-maître dans
l’orchestre, comme sa nature féminine, caractérisée par la présence
de seins souvent sculptés à même le tambour, font écho au statut
influent de la femme, chef de lignage au sein de la société Akan.
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