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Histoire de l'instrument

Quelques tambours africains





Les tambours africains sont communément, et improprement, désignés par le terme populaire tam-tam. Pour les spécialistes, le tam-tam ne désigne que les tambours idiophones.  

Les tambours présentent une telle richesse de formes, de tailles et de modes de jeu, selon les pays, les régions, les populations qu’il est impossible de les décrire tous. Quelques types fréquemment rencontrés en Afrique peuvent cependant être mentionnés.

    . les grands tambours cylindriques – parmi les plus répandus ( avec les tambours d’aisselle) - sont fabriqués sur toute la longueur d’un tronc d’arbre évidé muni d’une peau de chèvre ou d’antilope. A ce type appartient : le ngoma d’Afrique centrale. Certains grands tambours du Cameroun sont attachés à une perche afin d’être maintenus droits pour le jeu, d’autres sont inclinés.  

   . les tambours en sablier ou tambours d’aisselle, de forme cintrée sont composés de deux peaux reliées et tendues par un laçage de corde. Le kalungu, frappé avec une baguette courbe, est employé par diverses populations d’Afrique occidentale et peut imiter les sonorités du langage parlé.

   . les tambours coniques sont de taille et de formes très variables : le ntenga d’Ouganda est à deux membranes mais on ne joue que sur la plus grande. Le sabar du Sénégal, fabriqué et joué par le peuple Wolof, désigne un ensemble de cinq tambours.

    . les timbales, en calebasses, en terre cuite, en bois ou en cuivre sont particulièrement répandues dans les populations musulmanes, sur tout le continent. Elles peuvent être jouées par les femmes (comme chez les Touaregs du Niger).

    . les> tambours à fente ou tambours de bois (tam-tam) sont fabriqués à partir d’un morceau de bois ou de bambou qui est creusé à partir d’une fente.

Depuis une cinquantaine d’années, le djembe, tambour constitué d’une seule pièce en forme de gobelet et fermée par une peau de chèvre ou d’antilope, est l’objet d’une incroyable médiatisation. A la mode, il est parfaitement intégré dans la musique de variété, le jazz, la world music, les bagads bretons… Les premières méthodes de jeu écrites sont apparues.  

Beaucoup de tambours africains sont remarquablement décorés. La variété de leur ornementation témoigne de l’importance accordé à cet instrument et révèle un art d’une grande finesse.  

Les plus beaux exemplaires sont conservés dans les collections publiques ou privées, comme ces tambours sur pied d’Afrique occidentale dont le corps et les « pieds » sont sculptés dans un style anthropomorphe. D’autres sont décorés de figurines animales. Certains sont parfois polychromés ou pyrogravés.

Les motifs d’une très grande diversité, exécutés avec le plus grand soin et la plus grande adresse, peuvent être purement décoratifs mais ont souvent une signification symbolique.

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