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Histoire de l'instrument...

Les origines




La question de l’origine des tambours comme celle d’ailleurs des instruments de musique en général demeure un mystère et matière à nombreuses spéculations. Les témoignages les plus anciens proviennent des hautes civilisations du Moyen-Orient où l’écrit occupait déjà une place importante.

 La majeure partie des cultures de tradition orale où le tambour incarne encore de nos jours un rôle et un statut important - c’est le cas pour le continent africain - véhicule le plus souvent une conception originelle issue de mythes et de croyances bien éloignée de toute perspective historique et donc de faits attestés.

Le mot « tambour » a de multiples origines linguistiques. Certains spécialistes mentionnent la racine romane tab, dérivé de tap (dont vient le verbe « taper »). D’autres avancent le mot hébreux toph (« taper ») ou encore, les termes persans tambur, tambuck, tabir. Le mot « tambour », du vieux français « tabour » est apparu en France à la fin du XIIe siècle. Il désigne à la fois des tambours à membrane (membranophones) et des tambours idiophones.

C'est en Egypte et en Mésopotamie que l'on trouve les premiers témoignages de l'existence des membranophones. Un ensemble de fresques provenant de tombes égyptiennes de la XIIe dynastie (vers 2500 avant J.C.) montre un instrument composé d’un fût en bois (ou en terre cuite) dont l’une des deux ouvertures est fermée par une peau tendue. Il accompagne, avec d’autres instruments (sistres, crotales, trompettes), les rites religieux, les fêtes et les combats.

Dans l’iconographie assyrienne, datant d’environ 1500 ans avant J.C, des joueurs frappent avec les mains sur des tambours coniques attachés à la ceinture. La peau est clouée sur le fût.

L’art de l’Antiquité gréco-romaine nous lègue quelques représentations de tympanons (tympanum à ne pas confondre avec la cithare sur caisse à cordes frappées comme le santur persan ), grands tambours sur cadre circulaire dotés d’une ou de deux peaux et frappés avec la main ou avec une baguette.

Il semble cependant certain que ce sont les peuples d’Extrême-Orient qui apportent aux tambours les perfectionnements, comme en témoignent les reproductions des instruments.

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