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Pièces emblématiques du Musée

Piano à queue, Erard Frères, Paris, 1802

Numéro d'inventaire : E. 986.8.1

Piano à queue, Erard Frères, Paris, E. 986.8.1
© Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

Cet instrument dit « en forme de clavecin ancien modèle », sorti de l'atelier des frères Erard situé au 37 de la rue du Mail à Paris, est très inspiré des modèles construits par John Broadwood à la même époque. La maison Erard s'était auparavant consacrée principalement à la construction de pianos carrés.

L'inscription manuscrite sur le sommier « Steibelt pour Melle Gande » rend compte d'un usage fréquent, celui d'acquérir un piano d'une grande firme par l'intermédiaire d'un artiste de renom (ici le pianiste et compositeur Daniel Steibelt, 1765-1823).

Sa mécanique dite « à l'anglaise » est à échappement simple. Le pilote, actionné par la touche et poussant le marteau, n'y est plus fixe mais mobile. Il est alors appelé « bâton d'échappement »

Le clavier couvre cinq octaves et demie (Fa1-Do4). Les six pédales permettent différentes nuances de jeux : janissaire, basson, luth, forte, céleste. La caisse, en acajou plaqué, repose sur trois pieds fuselés à chapiteaux de bronze décorés de feuilles de sauge.

Les pianos en forme de clavecin à l'ancien modèle connaissent un grand succès et sont adoptés par de nombreux musiciens : Joseph Haydn (1732-1809), Ludwig van Beethoven (1770-1827). En France, des personnalités musicales comme Johann Ladislav Dussek (1760-1812), Hélène-Antoinette-Marie de Montgeroult (1764-1836) ou encore Daniel Steibelt passent commande auprès de la maison Erard.

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