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Histoire de l'instrument

Les origines



Ecoutez... La d'Héricourt (extr. de la Suite en ut mineur). Sonate en sol mineur, Domenico Cimarosa. Robert Veyron-Lacroix, piano. Piano à queue, Pascal-Joseph Taskin, D.OA. 10298

Le piano n'est pas le premier instrument à cordes frappées. D'autres cordophones de la même famille l'ont précédé, comme le tympanon, désigné aussi par le terme dulce meos ou « dulcimer ». Le musicien frappe lui-même les cordes à l'aide de deux petits maillets. Le clavicorde, dont les cordes sont frappées à l'aide d'un clavier, est très proche du piano. Henri Arnault de Zwolle en donne pour la première fois une description technique et un plan dans son manuscrit publié vers 1450.

C'est en Italie, dans l'atelier de Bartolomeo Cristofori, que nait vers 1700 le piano. Cristofori met au point le système d'échappement des marteaux et crée ainsi un nouvel instrument qu'il nomme Gravicembalo col piano e forte (« clavecin avec du piano et du forte ») ou plus simplement, piano-forte.

Cet instrument à cordes frappées (et non plus pincées comme le clavecin) permet, grâce à son timbre moelleux et à sa mécanique légère, des nuances expressives recherchées par l'interprète et que celui-ci contrôle directement.

La seconde moitié du XVIIIe siècle voit la transition entre le clavecin et le piano.

En France, Jean Marius présente à l'Académie Royale des Sciences, en 1717, un « clavecin à maillet » mais le piano n'apparaît timidement qu'à partir de 1760.

Les deux instruments, appelés « clavecin-piano-forte » ou encore « clavecin à marteaux » cœxistent au moins jusqu'à la Révolution de 1789 et les éditions de sonates pour ou avec instrument à clavier portent très souvent le sous-titre ambivalent « pour le clavecin ou le piano-forte ».

Si la forme issue du clavecin devient celle, définitive, du piano à queue, les pianos carrés (en fait rectangulaires) apparaissent très tôt : Erard en construit dans les années 1780 et nombre de facteurs continueront d'en produire jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Les interprètes vont trouver dans le piano l'instrument qui techniquement répond à leurs attentes musicales. Il finit par supplanter le clavecin et devient l'instrument - roi au XIXe siècle. Les facteurs ne cesseront de perfectionner son mécanisme, d'améliorer sa clarté de timbre, ses possibilités techniques pour répondre à un besoin toujours plus grand de puissance et de virtuosité.

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